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Entrepreneurs : les nouveaux gestes du gouvernement, France

Un haut responsable à l’entrepreneuriat va être nommé. Bercy finalise les aménagements à la taxation des plus-values de cession, et pourrait renoncer à la rétroactivité.

Fleur Pellerin, ministre du Numérique et des PME. - RGA/REA

Fleur Pellerin, ministre du Numérique et des PME. – RGA/REA

Mots d’ordre : concertation et apaisement. Après la fronde menée par les « pigeons », ces entrepreneurs opposés au projet de taxer plus lourdement les plus-values de cession, la ministre du Numérique et des PME, Fleur Pellerin, était hier en opération déminage au Salon de la micro-entreprise. « Les malentendus ont – je l’espère -été dissipés », a-t-elle indiqué. « Les plus-values réalisées par un entrepreneur qui cède son entreprise après l’avoir lui-même développée méritent un traitement spécifique. Loin d’être une rente, cette plus-value rémunère la prise de risque du chef d’entreprise », a ajouté la ministre, reprenant à son compte un argument brandi par les créateurs d’entreprise.

Fleur Pellerin a également annoncé hier la création d’un « haut responsable à l’entrepreneuriat », sans toutefois en dévoiler le nom, cette nomination relevant du Premier ministre. Ce haut responsable devra mettre en oeuvre des propositions formulées dans le rapport de Philippe Hayat (fondateur de l’association « 100.000 entrepreneurs »), et commandé par la ministre cet été. Une nomination symbolique pour les entrepreneurs, qui sont surtout en attente des arbitrages, imminents, sur le dispositif de taxation des plus-values de cession.

Un dispositif à trois niveaux

Depuis une semaine, des allers-retours ont eu lieu entre les contestataires et le ministère des Finances. Objectif : éviter une nouvelle bronca lors la présentation du nouveau dispositif, sous forme d’amendement gouvernemental, sans doute avant la fin de semaine.

Un dispositif à trois niveaux devrait être retenu. Les entrepreneurs et leurs investisseurs pourront continuer à bénéficier du régime existant, qui repose sur le prélèvement forfaitaire libératoire de 19 %. Conditions : avoir une participation « significative » dans l’entreprise (le taux de 10 % était évoqué hier soir), détenue depuis plusieurs années (2 à 5 ans), et répondre à certains critères d’activité. « Nous voulons traiter différemment l’entrepreneur qui travaille, et l’héritier passif qui se contente de toucher des dividendes », estime-t-on à Bercy. Le critère d’activité retenu, encore en discussion du fait des réticences des fonds de capital-investissement, devrait néanmoins être assez souple, et pourrait comprendre par exemple des fonctions d’administrateur ou de mandataire social. Le gouvernement pourrait en outre revenir sur la rétroactivité de la mesure, qui devait s’appliquer au 1 er janvier 2012, en aménageant des mesures de transition. Le dossier restait mouvant hier soir.

Les exonérations pour réinvestissement dans une entreprise, déjà présentées la semaine dernière, ne devraient en revanche presque pas évoluer. Le cédant bénéficiera d’une exonération proportionnelle à la part de plus-value réinvestie, même sans être dirigeant. Le troisième niveau porte sur les abattements pour durée de détention, dont le rythme d’application pourrait être ramené de 12 à 6 ans. Et les années de détention antérieures à 2012 seraient prises en compte.

Le manque à gagner en recettes fiscales devrait dépasser 500 millions d’euros. Les mesures de compensation devraient être arrêtées dans les prochains jours.

M. B. ET E.C.
Écrit par Elsa CONESA
Chef de service adjoint
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Publié par le 10 octobre 2012 dans JOBS

 

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Pourquoi vos salaires seront gelés en 2013 – 20minutes.fr

EMPLOI – Selon une enquête du cabinet Mercer, le gel des salaires de 2012 au sein des entreprises en France devrait se poursuivre en 2013…

L’optimisme n’est toujours pas de retour pour les entreprises françaises. Elles ont été plus nombreuses qu’attendu à geler les salaires en 2012, et cette politique devrait se poursuivre en 2013, selon une enquête du cabinet Mercer publiée ce lundi.

Gel bien au-delà des anticipations

En 2012, elle a ainsi atteint un niveau globalement deux fois supérieur aux anticipations des entreprises: 8% d’entre elles ont bloqué les rémunérations des cadres dirigeants (contre 4% annoncés en juin 2011). Un chiffre qui est de  6% pour les ouvriers et de 5% pour les cadres supérieurs. Les niveaux d’augmentation pratiqués se sont ainsi avérés inférieurs à ceux annoncés en juin 2011, «reflétant l’impact de la crise de la dette en Europe, déclenchée en août 2011», analyse Mercer.

Une hausse de 2,6% entre 2011 et 2012

Entre septembre 2011 et mars 2012, le taux d’augmentation médian (qui partage les salariés en deux groupes égaux, en deçà et au-delà de ce chiffre) a atteint 2,6%, contre les 3% attendus. Pour 2013, les prévisions sont plus conservatrices, «les entreprises se révélant moins optimistes que l’an dernier à la même date».  Résultat : une hausse médiane de 2,5%.

Dans ce contexte, les entreprises, pour leurs cadres, devraient continuer à privilégier les «augmentations individuelles», qui permettent «de rétribuer les talents et la performance», souligne Bruno Rocquemont, responsable de l’enquête, et ce au détriment des augmentations générales.

Le cabinet de conseil en ressources humaines parle toutefois d’un «retour à un optimisme mesuré» en matière d’emploi, le nombre d’entreprises prévoyant de réduire leurs effectifs passant à 7%, contre 13% en 2012. Mais elles sont aussi moins nombreuses à prévoir d’embaucher (22%, contre 30% en 2012). 71% resteront stables.

B. de V. (avec AFP)

L’enquête de rémunération Mercer Total Remuneration Survey France 2012 regroupe les informations de rémunération de plus de 140 000 titulaires appartenant à 372 entreprises. Ces dernières sont majoritairement des filiales françaises de sociétés multinationales. Le panel couvre tous les secteurs d’activité avec une prépondérance des secteurs des biens de consommation courante et des biens d’quipement durable et non durable. Les données présentées ici ont été collectées de d’avril à juillet 2012.

 
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Publié par le 2 octobre 2012 dans JOBS

 

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Trois histoires de reconversion professionnelle – Modes d’emploi, toute l’actualité du recrutement

Trois histoires de reconversion professionnelle

moulinsaintgermain.jpg« On sait ce qu’on quitte, on ne sait pas ce qu’on prend ». En ces temps de crise, déclarer à son entourage vouloir quitter son travail a de quoi en déstabiliser plus d’un. Bérangère, 27 ans en sait quelque chose. « Actuellement en CDI, tout le monde me conseille de rester en poste. Les gens ont du mal à comprendre que je souhaite m’orienter vers un autre métier, changer de cap et prendre des risques ». Pourtant, comme elle, de nombreux Français veulent changer d’emploi. Ils seraient jusqu’à 57% des employés des entreprises de plus de 500 salariés à exprimer un tel vœu, selon une récente étude de la TNS Sofres. « C’est une tendance de fond même s’il est difficile de quantifier le nombre de personnes qui passent réellement à l’acte », confirme Yves Deloison, auteur du livre « Je veux changer de job ! «  et animateur du site Toutpourchanger.com. D’autant qu’entre l’envie et sa réalisation, il est nécessaire de bien préparer son projet.

Bien réfléchir à son projet professionnel

ebeniste.jpg« Certaines personnes expriment un ras-le-bol à un moment donné car ils se sentent proches du burn-out ou parce que les relations avec leur hiérarchie ne se passent pas bien. Mais quitter son travail n’est pas forcément la solution. Il est utile de comprendre d’où vient le malaise et alors d’être vraiment sûr qu’on ne souhaite plus exercer son activité », prévient Yves Deloison. Un bon moyen de ne pas rater sa reconversion.

Pierre, 29 ans, a vécu une telle mésaventure. Ancien journaliste, il ne se sentait plus à l’aise dans son travail. Face à une ambiance délétère, il a voulu changer radicalement de vie. En seulement six mois, il choisit de se tourner vers le métier d’ébéniste. « Je n’étais plus investi à 100% dans mon travail et je repensais à mes rêves de gosse, à mes désirs d’exercer un métier passionnel. J’ai profité d’un plan social pour suivre des formations et j’ai eu la chance de trouver assez facilement un emploi dans ce domaine« . Pourtant, le coup de coeur tarde à arriver. « En exerçant ce nouveau travail, je me suis rendu compte que mon métier de journaliste me manquait et que finalement, je n’y étais pas si mal. Aujourd’hui, je sais que j’aurais dû tester dans un premier temps le métier d’ébéniste et chercher à mieux comprendre ce qui ne me plaisait plus à l’époque dans celui de journaliste ».

Donner du sens à son travail

Cedric1.jpgToutes les reconversions ne sont heureusement pas aussi problématiques. A 34 ans, Cédric a voulu monter sa propre société. Ancien commercial, il travaillait notamment au contact de producteurs laitiers. Depuis longtemps, l’envie d’être indépendant et de monter sa propre société trottait dans sa tête. Face à l’engouement pour les produits bio et les paniers du terroir, il décide de monter sa structure, Yapluka. « L’idée germait depuis déjà une bonne année. Il a fallu six mois supplémentaires pour finaliser mon entreprise ».

Avant de se lancer, il contacte la Chambre de commerce et d’industrie locale afin de recueillir des conseils sur son business plan. « C’est une des clés de la réussite d’un tel projet. Il est nécessaire de parler avec des personnes extérieures à son projet et de confronter son rêve à la réalité. On m’a notamment demandé comment j’allais gérer mes tournées auprès des producteurs et des clients, comment j’organiserais concrètement ma semaine de travail ». Autant de réflexions qui lui permettent de mûrir son projet et de se lancer. Il contacte alors les banques et contracte deux prêts, un de 10 000 euros et un second prêt d’honneur de 6000 euros. De son côté, il apporte 7000 euros. « Cet argent était suffisant pour avoir une trésorerie sur un an et acheter le matériel utile au quotidien », explique Cédric. Sa société livre depuis quatre mois auprès des particuliers et des entreprises des produits du terroir. « Mon but n’est pas d’entrer un jour au CAC 40 mais d’offrir un service et d’avoir ma propre activité », poursuit ce jeune chef d’entreprise.

Monter sa société demande « beaucoup d’énergie »

lemoulindesaint-germain.jpgDavid et Pierre, anciens cadres dans l’informatique et les télécoms, voulaient eux aussi créer leur société. Après 10 années passées chez Orange, ils quittent leur fonction pour monter le Moulin de Saint-Germain. Dorénavant, ils vendent du pain biologique à Erdeven, dans le Morbihan. Pierre a démissionné de sa société via une rupture conventionnelle tandis que David a bénéficié de l’essaimage, un dispositif permettant de quitter son entreprise pendant plusieurs années avec la possibilité de la réintégrer par la suite. L’idée de monter le Moulin « a germé après diverses rencontres avec des boulangers. Notre démarche était également d’avoir une plus grande maîtrise de notre travail et de ne plus être un simple rouage de l’entreprise », explique Pierre.

De la culture du blé, à la préparation de la farine, jusqu’à la fabrication du pain, ils ont tout appris du métier en se formant notamment à un brevet professionnel de responsable agricole. Un changement de vie radical. « Cela demande beaucoup d’énergie. Je ne m’attendais pas à un projet si lourd, d’autant que nous avons monté notre bâtiment, qu’il a fallu apprendre le métier d’agriculteur et se former à la gestion administrative », poursuit Pierre. Tous deux bénéficient néanmoins du soutien de leurs maîtres de stages. « Cette transmission des savoir-faire a été très importante », analyse le jeune boulanger. Depuis un an, ils commercialisent ainsi leur production au travers d’Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), des magasins Biocoop, des marchés et en vente directe, deux jours par semaine au Moulin. Un choix militant lié directement à leur projet. « On a changé notre mode de vie et nos habitudes de consommation », poursuit Pierre. Et question salaire, ils ont aussi accepté de le « diviser par trois ». « C’était un choix global de notre part », explique Pierre.

Un « sacrifice » partagé par de nombreuses personnes en situation de reconversion. « Plus que l’argent, les personnes qui se reconvertissent veulent donner du sens à leur métier et réaliser leurs rêves. Ça ne signifie pas que ces personnes travailleront dans l’humanitaire ou dans un métier manuel mais qu’elles trouveront une plus grande satisfaction dans leur quotidien », analyse Yves Deloison. Une aspiration particulièrement forte chez les plus jeunes. Selon l’institut de sondage TNS Sofres, 84% des moins de 25 ans et 72% des moins de 35 ans veulent un jour changer de carrière.

« Je veux changer de job ! », Yves Deloison, Éditeur Hachette Pratique.

Publié le lundi 12 mars 2012 · 10:31 · Par Guirec

 
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Publié par le 16 mars 2012 dans JOBS

 

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